
Crée en 2024, le collectif ATOM réunit cinq artistes émergents aux univers artistiques
distincts mais complémentaires, animés par une vision commune : repousser les frontières
de l’art contemporain par la collaboration, l’innovation, et le partage.
Composé de Patricorel (artiste plasticien), Falhone Ogoun (artiste visuelle), Frigg (artiste visuel, sculpteur et designer), Syl Loko (artiste plasticien), et Dalcy (artiste visuel), ATOM se positionne comme un laboratoire d’idées, où chaque membre apporte son savoir-faire et sa sensibilité pour co-créer des projets audacieux.
Depuis sa création, ATOM s’impose comme un acteur dynamique de la scène artistique
émergente, grâce à des initiatives novatrices telles que des expositions collectives, des créations collaboratives et des projets à impact communautaire. Le collectif incarne un modèle où
la solidarité artistique devient un levier de rayonnement pour chaque membre.
ATOM, fidèle à son slogan « Créer ensemble, rayonner individuellement », poursuit
une ambition claire : faire rayonner l’art contemporain à travers des œuvres qui touchent et transforment.


Né en 1990 à Cotonou, Patricorel, de son vrai nom BESSAN Aureil Patrick, est un artiste plasticien béninois qui explore des thématiques sociales et universelles à travers la peinture, le dessin et la sculpture. Passionné de dessin depuis son enfance, il obtient une maîtrise en Histoire de l’Art à l’Université d’Abomey-Calavi avant de se consacrer pleinement à l’art.
Renonçant au pinceau traditionnel, il crée son propre outil, le « tube stylo », avec lequel il dépeint un univers où se mêlent dénonciation sociale et scènes du quotidien, souvent empreintes de tensions entre espoir et tragédie. Son travail aborde des sujets comme le racisme, l’exode, et le diktat des réseaux sociaux, tout en capturant la vie à Cotonou avec une poésie particulière.
Reconnu rapidement pour son style unique, il connaît un succès international dès sa première exposition en France. Pour Patricorel, l’art est une vocation et un moyen d’explorer la vie sous toutes ses formes, faisant de lui une figure majeure de l’art contemporain béninois.

Falhone Kèmi OGOUN, artiste visuelle autodidacte née en 1992 à Porto-Novo et installée à Cotonou, développe une pratique artistique pluridisciplinaire mêlant peinture, dessin, installation et arts mixtes. Très tôt attirée par le dessin de portraits, elle découvre dans l’art un langage essentiel après une formation initiale en administration. Sa démarche, d’abord thérapeutique, devient le cœur de son existence créative. Elle façonne un univers singulier où textures, superpositions de matières et couleurs expressives dialoguent avec un symbolisme profond, nourri par son héritage culturel Yoruba et Nago. L’usage récurrent de masques traditionnels, réinterprétés de façon contemporaine, affirme ce lien entre spiritualité ancestrale et recherche plastique personnelle.
Au travers de son œuvre, Falhone interroge les identités, la féminité et les transmissions invisibles, en s’inspirant notamment du concept Yoruba d’“Iwà inú”, la beauté intérieure. Elle peint des présences plus que des visages, invitant le public à percevoir ce qui se situe au-delà de l’apparence. Son travail explore la place de la femme dans la société, la profondeur de l’être et l’intime, tout en rejoignant des questionnements universels. Chaque création devient ainsi un espace de mémoire et d’introspection, où se mêlent expression personnelle, héritage culturel et volonté de réenchanter le regard porté sur le monde.

Frigg est un artiste visuel, designer et sculpteur béninois, connu pour sa démarche multi médium. Né en 1997 à Cotonou, où il vit et travaille, il s’initie aux arts plastiques pendant une année, avant de s’affranchir du cadre académique pour se consacrer pleinement à une recherche artistique personnelle.
Son travail se distingue par l’utilisation de divers médiums, allant de la peinture, de la sculpture aux techniques digitales. Frigg puise son inspiration dans ses racines africaines profondes, qu’il confronte à l’impact d’Internet et des réseaux sociaux sur l’imaginaire collectif des jeunes africains. À travers ses œuvres, il interroge la transformation de l’identité à l’ère numérique, tout en réactualisant les symboles culturels africains dans un univers digitalisé.
Ses créations ont été présentées dans plusieurs galeries et lieux d’exposition en Afrique de l’Ouest, en Europe et en Asie, permettant à son art de résonner au-delà des frontières, dans un dialogue globalisé entre tradition et modernité.

Né en 1996 au Bénin, Sylvanus Olive Loko, alias Syl Loko, est un artiste dont la pratique associe dessin, peinture et sculpture. Formé à l’INMAAC de l’Université d’Abomey-Calavi et actuellement étudiant en master à l’Université Paris 8, il oriente très tôt son travail vers la mémoire, l’expérience humaine et la diversité des cultures. Son approche place le corps et la peau au centre de sa réflexion, notamment à travers des thématiques rares comme l’albinisme ou le vitiligo, qu’il transforme en symboles d’identité, de vulnérabilité et de résilience.
Artiste expérimental, Syl Loko explore aussi des matériaux tels que les clous, le fil de fer et divers objets de récupération, chargés de significations culturelles et spirituelles. Le corps, décliné sous différentes formes métaphoriques, devient dans son œuvre une représentation des multiples chemins de l’existence. Portée par une quête à la fois esthétique et spirituelle, nourrie d’influences soufies, sa création invite à repenser la peau et le corps comme lieux de transformation et de résistance. Présenté dans plusieurs expositions internationales, son travail apparaît comme un hommage puissant à la dignité humaine et une invitation à reconsidérer nos rapports à la mémoire, à l’identité et au monde contemporain.
Reine GBODOGLI

Charles Claude-Marie d’Almeida, alias Dalcy, est un artiste visuel béninois originaire de Cotonou. D’abord formé en Techniques Commerciales et Marketing, il se tourne progressivement vers l’art, animé par le désir de valoriser l’histoire et la culture des afro-descendants, en particulier celle des Agoudas dont il est issu. Son travail puise largement dans le “Bourian”, fête folklorique agouda mettant en scène des figures masquées. En revisitant ces silhouettes humaines et animales, il réactive cette tradition pour mieux questionner les enjeux contemporains liés à la mémoire et à l’identité culturelle.
Au-delà de cette dimension patrimoniale, Dalcy explore aussi les questions sociales, notamment la perception du handicap et la visibilité des corps marginalisés. À travers ses œuvres, il interroge le regard porté sur l’altérité et propose une réflexion critique sur la manière dont nos sociétés traitent les personnes vulnérabilisées. Exposé dans divers contextes, il poursuit une démarche où se rencontrent héritage, engagement et modernité, offrant un regard sensible sur la mémoire collective et la condition humaine.